Tag: Appel

Samedi 28: manifestation pour exiger le retrait de la loi “Sécurité globale”

Le collectif Danger Loi Sécurité Globale Montpellier dénonce cette loi qui restreint gravement les libertés publiques, le droit à la vie privée et à l’information, une loi qui généralise la surveillance de la population, empêche toute dénonciation de dérives et violences policières et ouvre la porte aux polices privées armées.

Il appelle à une manifestation SAMEDI 28 NOVEMBRE à 11 heures

Départ: PARVIS DE LA MAIRIE DE MONTPELLIER

1, place Georges Frêche
Tramway 1 et 3 arrêt Moularès Hôtel de ville
Tramway 4 arrêt Georges Frêche – Hôtel de Ville
Coord. GPS : 43°35’52″N, 3°52’39″E

La manifestation est déclarée et autorisée. Le tract d’appel à la manifestation comporte au verso une attestation de déplacement dérogatoire à remplir.

2022 (vraiment) en commun

Appel des 1000 pour une candidature commune écologique sociale et démocratique en 2022

La fin de l’été a été rythmée par les journées et universités des différents partis de gauche et du pôle écologiste. Si tous ont voulu donner des signes d’ouverture, il est clair qu’il manque d’un travail commun pour définir un projet alternatif à celui du gouvernement, la plupart des appareils politiques se focalisant sur son éventuel présidentiable et ayant la prétention de rassembler autour de celui-ci.

Nous refusons de nous résigner à cette situation.

Depuis plusieurs mois déjà, de nombreuses initiatives travaillent à faire tomber les murs. Choisissant de placer les identités partisanes ou organisationnelles au second plan, elles ont commencé à esquisser un arc écologiste, social, et humaniste. Les organisations de jeunesse politique se sont fédérées dans le cadre du mouvement Résilience Commune, des organisations de jeunesse de la société civile (activistes et entrepreneurs) se sont coalisées et se sont données rendez-vous pour la Rencontre des Justices et toutes ces différentes composantes aujourd’hui dialoguent. Dans ces discussions, il est question de la double urgence climatique et sociale et de la préservation des conditions de vie sur terre. Il est question de l’abyssale crise économique et sociale qui se profile en cette rentrée, préparée par des décennies de politiques néolibérales. Et il est question de se saisir des prochaines échéances politiques pour conjurer cette perspective mortifère.
 
Un constat commun s’impose : la dégradation de notre écosystème, la défiance envers nos institutions et la crise économique et sociale s’accélèrent… Il est dès lors urgent de construire une alternative politique heureuse pour notre pays, l’urgence d’une victoire pour nos engagements – celui de l’écologie, de l’égalité et de la démocratie réelle. Nous nous opposons résolument au néolibéralisme, au capitalisme, au productivisme, au patriarcat, au présidentialisme, à tous les racismes et à toutes les discriminations et exclusions. Nous faisons du féminisme, de l’antiracisme, de l’écologie, de la lutte contre les écocides, de la défense des droits et des nouvelles formes démocratiques à mettre en place, des outils pour construire un nouvel imaginaire politique, structuré par des coopérations et déconstruisant les dominations. C’est d’un nouveau régime relationnel dont il est question, qui transformerait notre relation à l’autre, au vivant, à nos territoires, plaçant la solidarité et la coopération au centre là où le néolibéralisme avait fait triompher la concurrence, l’oppression et l’exploitation. Il nous faut imaginer ce que serait une République écologique, sociale et démocratique et comment cette dernière pourrait se concrétiser dans un socle commun de propositions, dans une plate-forme commune, en tenant compte des initiatives prises par des collectifs qui anticipent, par leurs pratiques démocratiques, la société à venir. En particulier, nous avons besoin d’un changement radical de la politique économique et sociale, d’un nouveau partage des richesses, qui serait permis notamment par une fiscalité plus juste, d’un partage du travail et d’une réduction du temps que nous y passons.
 
Nous vivons une décennie critique où les enjeux se déterminent à l’échelle planétaire. La question d’une alternative humaniste à la barbarie sera de plus en plus importante. La France doit œuvrer à une refonte des relations internationales et à une transformation de l’Union européenne pour relever ces défis.
 
Mais nous ne parviendrons pas à gagner si nous ne parvenons pas à nous unir. Il n’est pas ici question d’union pour l’union, d’unité sans principes autour d’une orientation gommant les diversités. Encore moins de mettre sous le tapis nos différences et désaccords. Il est question de lier nos luttes et de coordonner nos stratégies, de se fédérer en demeurant nous-mêmes.
 
Partout, au-delà des rangs de la jeunesse, des dialogues se sont noués. Entre organisations de la société civile: associations, syndicats, fondations, médias libres, collectifs, pétitions, coalitions et entreprises sociales ou écologiques. Entre partis politiques aussi quelquefois. Souvent néanmoins, les enjeux tactiques à plus court terme, le temps nécessaire à l’exercice de la démocratie interne aux partis et organisations, les volontés d’hégémonie, ont pris le dessus et ralenti la construction du commun. Les élections présidentielles et les législatives de 2022 représentent une échéance vitale pour notre avenir avec un double risque : celui de la poursuite et de l’amplification des politiques actuelles ou passées, celui de l’arrivée au pouvoir de l’extrême droite. Conjurer ces risques suppose de s’engager résolument dans la construction d’une perspective de rassemblement de la gauche, de l’écologie politique et des citoyens et citoyennes mobilisé.es, sur un projet et un contrat de législature permettant d’engager une transformation écologique, sociale et démocratique. C’est pourquoi, nous lançons un appel à l’ensemble des citoyennes et citoyens qui se reconnaissent dans cette ambition de porter au pouvoir en 2022, face au néolibéralisme, une alternative écologique, sociale et démocratique, en promouvant une démarche et une candidature commune à l’élection présidentielle dans une démarche transparente et démocratique. Dans cette perspective, nous participerons à toutes les initiatives de mobilisations sociales et citoyennes allant dans le sens du rassemblement des forces pour la transformation écologique, sociale et démocratique, et appelons à rejoindre toutes les initiatives de dialogue et de construction de convergence. Nous co-organiserons un grand rendez-vous début 2021.

La pandémie du Covid-19 met l’humanité au défi: REFONDONS UNE EUROPE DE LA SOLIDARITÉ!

Forum Européen 2020 édition en ligne

La pandémie du Covid-19 met l’humanité au défi d’engager au plus vite un nouveau modèle de développement qui donne la priorité à la sécurité humaine, à l’émancipation, à la protection de la planète. Des millions de femmes et d’hommes dans le monde disent aujourd’hui : nous voulons que la vie reprenne, mais nous voulons que le monde change.

L’Europe est au cœur de ce défi.

Elle a été frappée de plein fouet : des dizaines de milliers d’Européens-nes sont morts du Covid-19. L’austérité drastique imposée aux systèmes de santé publique après la crise financière de 2008 s’est payée en vies humaines. Aujourd’hui, des millions de salariés sont menacés de pauvreté et de chômage par la crise économique.

Les pays d’Europe ont réagi en ordre dispersé, sans solidarité. Maintenant, l’Union européenne et la BCE mettent sur la table des centaines de milliards d’euros mais la « relance » envisagée est loin de répondre aux défis à venir. Or le temps est venu de changer de modèle.

Nous ne voulons ni des solutions libérales d’hier, ni de guerres entre nations, qui les unes comme les autres feront payer la crise aux peuples d’Europe.

Le système de concurrence qui domine l’Union européenne, les choix de rentabilité capitaliste et productiviste à court terme, destructeurs pour la civilisation et la planète sont plus que jamais à l’opposé des réponses nécessaires pour affronter les enjeux sociaux, écologiques, économiques et politiques que cette crise a révélé pour l’avenir.

La pandémie du Covid-19 nous commande de changer de cap pour engager l’Europe avec détermination dans un nouveau modèle de développement social et écologique, dont les priorités soient la sécurité humaine, le bien-être commun, la protection de la planète et de la biodiversité. Elle appelle une Europe qui agisse pour changer le cours de la mondialisation.

La crise provoquée par le Covid-19 est désormais une crise économique mondiale et une crise des réponses politiques passées de l’Union européenne. Rien ne changera sans l’intervention dans l’action de millions d’Européens.

Cela appelle la convergence agissante de forces progressistes, de gauche et écologistes européennes, des forces syndicales, associatives et citoyennes, disponibles pour bâtir ce nouveau modèle de développement.

Nous avons besoin de débats, de projets et d’actions en commun pour changer concrètement le cours des choses. Nous avons besoin de propositions concrètes.
Pour redonner la priorité aux systèmes de santé publique et aux services publics.
Pour sécuriser la vie de millions de travailleuses et de travailleurs européens.
Pour mettre l’Europe sur la voie d’un nouveau modèle social, écologique et féministe.
Pour réussir la conversion de nos modèles productifs, la relocalisation d’une nouvelle industrialisation tournée vers les besoins humains et la protection de la planète.
Pour redonner aux citoyen d’Europe la souveraineté sur leur destin commun aujourd’hui confisqués par les grands intérêts du capital financier.
Pour penser autrement l’utilisation des immenses richesses créées par le travail, et de l’énorme potentiel de création monétaire de l’Europe, pour que la dette ne redevienne pas à nouveau un fardeau insupportable aux peuples d’Europe.
Pour que l’Europe soit actrice d’un monde plus juste, plus solidaire, plus pacifique, plus coopératif.

Les défis sont nombreux. Pour les mener à bien, nous avons besoin d’espaces communs.

Nous appelons toutes les forces disponibles à participer au Forum européen organisé en ligne en novembre 2020. Ce sera un lieu unique qui va regrouper forces politiques progressistes, de gauche et écologistes, forces syndicales, associatives et citoyennes.

Donnons ensemble au Forum européen un élan mobilisateur pour l’avenir !

Signataires :

Andros Kyprianou, Secrétaire Général d’AKEL, Député
Dimitrios Papadimoulis, Député européen, Syriza
Emmanuel Maurel, Député européen, Gauche Républicaine et Socialiste
Ernest Urtasun, Député européen, Vice-Président des Verts/ALE
Francis Wurtz, Président honoraire de la GUE/NGL
Gabriele Zimmer, Présidente honoraire de la GUE/NGL
Heinz Bierbaum, Président du Parti de la Gauche Européenne
Jose Luis Centella, Président du Parti Communiste d’Espagne
Maite Mola, Première Vice-Présidente du Parti de la Gauche Européenne
Manon Aubry et Martin Schirdewan, Co-Présidents de la GUE/NGL
Marisa Matias, Députée Européenne, Bloco de Esquerda
Mary Lou McDonald, Présidente du Sinn Féin
Nora Mebarek, Députée Européenne, Parti Socialiste Français
Pierre Laurent, Vice-Président du Parti de la Gauche Européenne

Plan de sortie de crise

Une tribune commune publiée sur France-Info par plusieurs organisations syndicales et associatives pour sortir de la crise du Covid-19.

Ces organisations ont fait des propositions pour un plan de sortie de crise (téléchargeable également ici).